Ma salle de bain plongée dans le noir,
Avec pour seule lueur une bougie rose,
Je tenais dans ma main un rasoir,
Preuve de ma souffrance et d’un tas d’autre chose.
A ce moment là je voulais seulement me scarifié,
Mais j’ai eu un élan de courage,
Car mon portable s’est mis à vibrer,
Et il m’écrivait pour me dire qu’il était tant de prendre une décision, peut être de tourner la page.
" Soit nous sortons ensemble,
Soit on perd définitivement contact"
Car il souffre trop il me semble,
Il est amoureux je le suis mais il manque de tact,
Et quand on est en couple il me fait souffrir,
Pourtant il est l’homme de ma vie je suis la femme de la sienne,
J’ai la sensation que plus jamais on ne me verra sourire,
J’aimerai tant que le bonheur enfin vienne...
Ensuite nous nous sommes parlé sur msn,
Je lui ai expliqué que j’avais un copain,
Mais que je n’étais pas amoureuse malgrés ses impressiosn vaines,
Et que c’est lui que j’aime malgrés mon chagrin.
Il n’a pas compris,
Il s’est énervé,
Et avec un adieu déchirant a disparu dans la nuit,
Tout est devenue flou dans mes pensées,
J’ai failli m’évanouir,
Sans même m’en rendre compte j’ai attrapé mon compas,
Et mon poignet j’ai commencé à ouvrir,
C’était la première fois à cet endroit là.
Ma vue est devenue nette quand le sang s’est mis à couler,
J’ai regardé mon poignet et dans la seconde qui suivait j’ai commencé à me haïr,
Dans mon esprit un cri strident résonnait,
J’ai commencé à ressentir des choses ignobles j’allais partir,
Par terre je me suis effondré,
J’étais affaiblie par autant d’évènements,
Quand j’ai enfin retrouvé mon esprit surchargé,
Je me suis levée lentement,
Tard dans la soirée j’ai réussi à le joindre par texto,
Je lui ai dit qu’il était l’homme de ma vie,
Il m’a supplié de réfléchir avant de décider trop tôt,
J’ai approuvé et il ne m’a jamais paru aussi peu sûr de lui.
Son coeur est en miette,
Le mien bien pire,
Je voudrais tant retomber dans ces bras mais ca n’est pas ce que me dis ma tête,
Peut être devrais-je écouter ma raison pour moins souffrir,
Mais si j’écoute mon coeur,
Je n’hésiterais pas une seconde,
Je l’embrasserais avec ardeur,
Et tout suffirais à refaire le monde.